ATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France

ATMF Association des Travailleurs Maghrébins de France Elle inscrit ses actions dans un esprit d’éducation populaire. Ses activités éducatives, culturelles, sociales et sportives sont ouvertes à tout public.

L’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) est une association progressiste ; démocratique dans son fonctionnement, laïque dans sa pensée et citoyenne dans sa démarche. L’ATMF œuvre pour le dialogue intergénérationnel et interculturel, pour un mieux vivre ensemble. Elle agit pour l’égalité des droits et les libertés. Charte ATMF : http://www.atmf.org/spip.php?article1058

1er mai : mémoire, vérité, résistanceLe 1er mai 1995, Brahim Bouarram était assassiné, jeté dans la Seine par des milita...
28/04/2026

1er mai : mémoire, vérité, résistance

Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram était assassiné, jeté dans la Seine par des militants d’extrême droite sortis d’un défilé du Front National.

Ce crime n’était pas un fait divers. C’était le produit d’un racisme politique.

Depuis d’autres noms, d’autres vies, se sont ajoutés à cette liste tragique. Et derrière chaque nom, il y a des familles brisées, des silences imposés, des injustices qui perdurent.
Plus de trente ans, rien n’est réglé.

Le racisme ne recule pas : il avance, il s’affiche, il s’impose.
L’extrême droite dicte l’agenda, contamine les discours, infiltre les politiques.
Islamophobie décomplexée, stigmatisation des immigré·es, chasse aux exilé·es, lois liberticides :
ce qui tuait hier est aujourd’hui banalisé.

Diviser pour mieux dominer.
Fabriquer des boucs émissaires pour masquer les responsabilités dans la précarité, les inégalités et la violence sociale.

Nommons les choses :
nous faisons face à un processus de fascisation.

Face à cela, il n’y a pas de neutralité.
Il n’y a pas de compromis possible.
Nous refusons de nous taire.
Nous refusons de nous habituer.
Nous refusons de laisser faire.

Se souvenir de Brahim Bouarram et de toutes les victimes de crimes racistes, ce n’est pas commémorer passivement.
C’est continuer la lutte.
Contre le racisme d’en haut comme d’en bas.
Contre l’extrême droite et ceux qui reprennent ses idées.
Contre un système qui exploite, exclut et attise la haine.
Pas de mémoire sans justice.
Pas de justice sans rapport de force.
Le 1er mai, faisons front.

Rassemblement – 1er mai 2026
09h30 – 11h
Pont du Carrousel – Paris

Signataires : ATMF ; MRAP ; LDH ; Action Antifasciste Paris –Banlieue ; Action Justice Climat Paris ; ACORT ; Act Up-Paris ; AFAPREDESA ; AMDH-Paris ; AMF ; APCV ; ASDHOM ; ASIAD ; Assemblée des Quartiers ; ATF ; Attac France ; CADTM France ; CEDETIM / IPAM ; Collectif « D’Ailleurs Nous Sommes d’Ici » ; Collectif des Musulmans Anticapitalistes ; Collectif les Mères Déters ; Collectif Vietnam-Dioxine ; Comité Adama ; Coordination Pas sans Nous ; COPAF ; CORENS ; Coudes à coudes ; CRDLHT ; DAL ; Droit devant ; FASTI ; Femmes Egalité ; Femmes Plurielles ; Fondation Frantz Fanon ; Front de mères ; FTCR ; FUIQP ; GISTI ; Jeunesse Populaire ; Ka Ubuntu ; L’Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire vivante ; Mémorial 98 ; RAAR ; REMCC ; Réseau Féministe « Rupture » ; Résister Aujourd’hui ; Solidarités Asie France ; Tsedek ; UJFP ; Union Générale des Vietnamiens de France ; UTAC ; UTIT ; VISA ; CNT ; UD CGT ; UL CGT Paris 18e ; Union Syndicale Solidaires ; EELV ; La France Insoumise ; l’Après – l’Alliance pour une République écologique et sociale ; Les Verts populaires NPA-A ; PCF ; PCOF ; PEPS-Pour une Ecologie Populaire et Solidaire ; Révolution Permanente ; URCommuniste.

BALLY BAGAYOKO PRIS POUR CIBLERacisme médiatique : trop, c’est tropL’attaque raciste contre Bally Bagayoko, nouveau mair...
10/04/2026

BALLY BAGAYOKO PRIS POUR CIBLE
Racisme médiatique : trop, c’est trop

L’attaque raciste contre Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, n’est pas un accident.
Ce n’est pas un “dérapage”.
C’est un symptôme.

Le symptôme d’un racisme désormais assumé, exhibé, relayé.
L’ATMF dénonce avec force le rôle de CNews.

Sous couvert de “débat”, cette chaîne banalise l’inacceptable.
Elle ouvre ses plateaux à la haine.
Elle recycle les obsessions de l’extrême droite.
Elle nourrit la peur.
Elle légitime l’exclusion.
Ce qui se joue est grave.
Très grave.

Car derrière Bally Bagayoko, ce n’est pas un homme seul qui est visé.
C’est une partie de la France.
Une France qu’on regarde encore comme étrangère à elle-même.
Une France dont le nom, la couleur, l’histoire dérangent.
Une France à qui l’on demande, encore et toujours, de prouver qu’elle appartient à la République.

Voilà le poison.
À force de complaisance, les propos racistes ne choquent plus.
Ils s’installent.
Ils circulent.
Ils se normalisent.
Ils deviennent des opinions ordinaires.

Puis des évidences.
Puis une ligne politique.
Et pendant ce temps, une République à deux vitesses s’installe.
D’un côté, ceux qu’on croit sur parole.
De l’autre, ceux qu’on soupçonne d’emblée.
D’un côté, les citoyens légitimes.
De l’autre, les citoyens sommés de se justifier.

C’est une violence.
Une humiliation.
Une fracture.
C’est aussi une diversion.

Pendant qu’on désigne des boucs émissaires, on détourne le regard des vraies urgences sociales.

Pendant qu’on excite les peurs, on abîme l’idée même de justice.
Pendant qu’on parle identité, on piétine l’égalité.

L’ATMF dit non.
Non à la banalisation du racisme.
Non aux médias qui en deviennent les amplificateurs.
Non aux responsables politiques qui ferment les yeux.
Non à ceux qui instrumentalisent la haine pour gagner du terrain.
Non à l’humiliation érigée en spectacle.

Nous refusons qu’une partie du pays soit traitée comme suspecte.
Nous refusons qu’on salisse la dignité de milliers de citoyennes et citoyens.

Nous refusons qu’au nom de l’audience, on détruise ce qui nous tient debout.

Car rien n’est joué.
Rien n’est perdu.

À la haine, nous opposons la solidarité.
À la stigmatisation, nous opposons l’égalité.
À l’exclusion, nous opposons la justice sociale.

Pour toutes.
Pour tous.
Sans tri.
Sans réserve.
Sans renoncement.

Notre République n’a de sens que si elle tient pour tout le monde.
Entière.

Indivisible.
Intraitable face au racisme.
Nous serons solidaires.
Nous serons debout.

ATMF.org
10.04.2026

Communiqué de l’ATMF – 8 mars : la lutte des femmes est une lutte quotidienneÀ l’occasion de la Journée internationale d...
08/03/2026

Communiqué de l’ATMF – 8 mars : la lutte des femmes est une lutte quotidienne

À l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, l’ATMF rappelle que les droits des femmes ne sont ni acquis ni garantis. Ils se défendent et se conquièrent chaque jour.

Dans nos sociétés, les discours et les politiques qui banalisent l’âgisme, la xénophobie et l’islamophobie gagnent du terrain. Ces logiques de stigmatisation frappent particulièrement les femmes issues de l’immigration, souvent prises au croisement de plusieurs discriminations : sexistes, racistes, sociales et religieuses.

Face à ces attaques, nous affirmons que les femmes ne sont ni des symboles à instrumentaliser ni des corps à contrôler. Elles sont des citoyennes, des travailleuses, des militantes, des actrices essentielles de la vie sociale et des luttes pour l’égalité.

Dans le même temps, nous ne pouvons dissocier la lutte pour les droits des femmes des réalités politiques et des violences qui frappent de nombreux peuples. À Gaza, la population civile subit une catastrophe humaine d’une ampleur insupportable. Les femmes et les enfants en paient le prix le plus lourd. Le silence, l’inaction et le deux poids deux mesures qui entourent ces tragédies révèlent l’affaiblissement inquiétant du droit international et des principes universels censés protéger les peuples.

Partout où la guerre, l’occupation et les violences d’État se déploient, les femmes sont en première ligne : elles résistent, organisent la solidarité, protègent la vie et portent les luttes pour la dignité et la justice.

Pour l’ATMF, le combat féministe ne peut être dissocié des combats contre le racisme, contre les discriminations, pour la justice sociale, pour la paix et pour le respect du droit des peuples. L’égalité ne peut être sélective, et les droits humains ne peuvent être à géométrie variable.

En ce 8 mars, nous rendons hommage à toutes celles qui, partout dans le monde, refusent l’injustice, résistent à l’oppression et continuent de lutter malgré les violences, les discriminations et les tentatives de les réduire au silence.

Nous appelons à renforcer les solidarités, à soutenir les luttes des femmes et à construire ensemble des sociétés fondées sur l’égalité, la dignité et la justice.

• -Parce que la lutte des femmes est indissociable de la lutte pour les droits humains.
• -Parce que la solidarité est notre force.
• -Parce que la lutte des femmes est une lutte de tous les jours.

08 mars 2026
ATMF.org

CommuniquéArrestation de Zineb Kharoubi : la répression politique ne passera pas !L’ATMF dénonce avec la plus grande fer...
13/02/2026

Communiqué
Arrestation de Zineb Kharoubi : la répression politique ne passera pas !

L’ATMF dénonce avec la plus grande fermeté l’arrestation scandaleuse de Zineb Kharoubi, interpellée le jeudi 12 février 2026 à l’aéroport Marrakech-Ménara, à son arrivée de France.

Arrêter une jeune femme pour ses opinions,
pour des prises de position sur les réseaux sociaux,
pour sa solidarité avec GENZ212,
C’est franchir une ligne rouge, C’est criminaliser la parole, criminaliser la solidarité, criminaliser la jeunesse.

Rien ne justifie qu’une citoyenne soit arrêtée, interrogée, placée entre les mains de la police judiciaire pour avoir exercé un droit fondamental : la liberté d’expression. Ce n’est pas un “incident”. C’est un acte de répression politique.

À l’heure où nous publions ce communiqué, les motifs exacts restent flous. Aucune garantie claire n’est donnée sur le respect de ses droits. Cette opacité est inacceptable : elle dit l’essentiel
Un climat de surveillance, de pression et d’intimidation, visant à étouffer les voix critiques, y compris celles de la diaspora.

L’ATMF le réaffirme :
• une opinion n’est pas un crime ;
• un post n’est pas un délit ;
• la solidarité n’est pas une menace.

Ce durcissement autoritaire, nous refusons de nous y habituer. Nous refusons la banalisation de l’inacceptable.

Nous exigeons :
• La libération immédiate et sans condition de Zineb Kharoubi ;
• L’abandon de toute poursuite à son encontre ;
• La libération de l’ensemble des prisonnier·es politiques au Maroc ;
• Le respect effectif des libertés d’expression, d’opinion et d’organisation.

La peur ne fera pas taire les solidarités. La répression ne brisera pas l’engagement.

L’ATMF appelle à la mobilisation pour défendre Zineb Kharoubi et toutes celles et ceux qui subissent l’injustice pour avoir parlé, dénoncé, résisté.

Paris, le 12 février 2026 - ATMF

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE RÉGIME DE MORT AUX FRONTIÈRES6 février 2026Le 6 février, nous rendons hommage aux pe...
06/02/2026

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE RÉGIME DE MORT AUX FRONTIÈRES
6 février 2026

Le 6 février, nous rendons hommage aux personnes décédées et disparues sur les routes migratoires et dénonçons les politiques racistes et meurtrières des États.
Cette date marque l’anniversaire du massacre de Tarajal (2014), où plus de 200 personnes ont été violemment empêchées d’atteindre Ceuta, causant des morts et des disparitions, dans l’impunité totale.

Les CommémorActions sont à la fois des temps de mémoire et de lutte.
Elles portent les voix des familles et des proches qui exigent vérité, justice et réparation pour les victimes des politiques migratoires et des violences d’État.

👉🏻Cette année, un tournant historique : la lutte des familles de personnes disparues en migration s’unit à celle des familles victimes de violences policières et pénitentiaires. Une convergence nécessaire pour affirmer que toutes les vies comptent.

👉🏻Nous refusons l’oubli et la hiérarchisation des vies.
Nous appelons à renforcer les solidarités, du local à l’international, et à amplifier les mobilisations contre les violences policières, judiciaires et pénitentiaires, la criminalisation des personnes exilées, racisées et précarisées.

LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION
ÉGALITÉ DES DROITS

VÉRITÉ, JUSTICE ET RÉPARATION POUR TOUTES LES VICTIMES ET LEURS FAMILLES.

Racisme décomplexé, islamophobie structurelle : La haine franchit un seuilLe journal la Provence annonce une naissance à...
08/01/2026

Racisme décomplexé, islamophobie structurelle : La haine franchit un seuil

Le journal la Provence annonce une naissance à Avignon.
Un prénom : Zaïd.
Un nourrisson.
Et soudain, une meute : propos racistes, insultes islamophobes, déferlement de haine.
A l’origine, la publication, dans La Provence, d’un article anodin : le premier bébé né en 2026.
Un nouveau-né devenant une cible,
Révèle un seuil gravissime de franchi.
Un seuil moral. Un seuil politique.
Celui d’une société où la haine s’autorise désormais à s’acharner sur un enfant.

L’ATMF condamne avec la plus grande fermeté cette vague de propos racistes, islamophobes et haineux.
Et nous l’affirmons : ce n’est pas un “dérapage”.
Ce que nous voyons n’est ni un accident, ni une suite d’excès isolés.
C’est un climat.
Un système de stigmatisation des personnes musulmanes ou perçues comme telles,
Nourri par des discours politiques, médiatiques et institutionnels qui installent l’exclusion et le soupçon comme norme.

Début 2026 : les signaux sont alarmants
• Un bébé insulté pour son prénom.
Une famille exposée, livrée à la vindicte raciste.
S’en prendre à un nouveau-né, c’est une violence extrême.
C’est dire : “tu n’es pas des nôtres” dès le berceau.

• Nassima.

Une obstruction de l’œsophage. L’urgence. La peur.
Et cette information glaçante : elle aurait été refusée aux urgences d’une clinique privée à Strasbourg faute de numéro de sécurité sociale.
Elle ne doit la vie qu’à une prise en charge tardive à l’hôpital.
Une question s’impose, insoutenable : meurt-on aujourd’hui de racisme administratif ?

• À la RATP : une suspicion organisée.
Témoignages concordants. Documents internes.
Surveillance ciblée d’agent·es musulman·es.
Contrôle des pratiques. Interdictions humiliantes.
Espionnage des temps de repos.
Si ces faits sont avérés, ce n’est plus une dérive : c’est une discrimination institutionnalisée, Contraire au droit du travail, à la liberté de culte, à la dignité humaine.

Ce n’est pas une opinion. C’est illégal.
La loi française interdit toute discrimination fondée sur l’origine réelle ou supposée, la religion ou l’appartenance ethnique.
S’acharner sur un bébé.
Refuser des soins.
Ficher, surveiller, harceler des salarié·es pour leur foi.
Ce n’est pas “un débat”.
Ce sont des actes.
Et ce sont des infractions pénales.

Nous exigeons
• L’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes sur l’ensemble des faits dénoncés.
• L’application stricte des lois contre le racisme, l’islamophobie et l’incitation à la haine.
• Des sanctions exemplaires contre toute discrimination, y compris lorsqu’elle émane d’institutions ou d’employeurs.
• La garantie effective d’un accès inconditionnel aux soins, sans tri social, administratif ou racial.

La République ne survit pas à la banalisation de la haine
L’impunité du racisme n’est pas seulement une injustice.
C’est une menace directe pour la cohésion sociale et l’État de droit.
L’ATMF exprime sa solidarité totale avec la famille de Zaïd, avec Nassima, et avec toutes celles et ceux qui vivent l’humiliation, le soupçon, la mise en danger, parce qu’ils sont musulmans ou perçus comme tels.

Et nous disons aussi :
• Félicitations aux parents.
• Bienvenue à Zaïd parmi nous, dans son pays.
• Bienvenue à tous les Zaïd à venir.
• Bienvenue à tous les bébés, sans distinction aucune.

Une évidence doit être rappelée, face à la haine :
• Un enfant n’est ni un symbole, ni un problème, ni un ennemi.
• Jusqu’où ira cette chasse aux musulman·es ?

Nous refusons qu’une population entière soit transformée en bouc émissaire permanent.

L’ATMF appelle à la vigilance, à la mobilisation citoyenne, et à des réponses politiques et judiciaires fermes face à cette dérive raciste et islamophobe.

atmf.org, 7 janvier 2026

Face à l’ordre impérialiste, construisons une mobilisation populaire et internationalisteCommuniqué de l'AtmfFace à l’es...
05/01/2026

Face à l’ordre impérialiste, construisons une mobilisation populaire et internationaliste

Communiqué de l'Atmf

Face à l’escalade des agressions impérialistes, aux tentatives de déstabilisation du Venezuela, à la mise sous tutelle de l’Amérique latine et aux crimes commis contre les peuples, notamment le génocide à Gaza, l’ATMF appelle à une réaction collective, organisée et déterminée des forces de progrès.

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse constitue une grave violation du droit international et une nouvelle étape dans la stratégie de chaos, d’ingérence et de domination imposée aux peuples qui refusent de se soumettre à l’ordre impérialiste.

La normalisation avec l’impérialisme est une impasse politique et morale. Elle banalise la violence, légitime l’ingérence et affaiblit les luttes des peuples pour leur souveraineté, leur dignité et leur autodétermination.

L’ATMF appelle l’ensemble des forces de progrès, partis politiques, syndicats, mouvements sociaux, organisations de jeunesse, intellectuels, artistes et militant-e-s à s’unir dans un front large, solidaire et combatif pour faire échec à cette logique de domination.

Il est urgent de construire une réponse collective, populaire et internationaliste.

Il est urgent :
• D’organiser une réponse collective, populaire et internationaliste ;
• De coordonner nos luttes au-delà des frontières ;
• De rompre avec toute complaisance ;
• De refuser toute complicité avec les politiques impérialistes, sous toutes leurs formes.

Notre engagement est clair :
• Solidarité avec le peuple vénézuélien et les peuples d’Amérique latine en lutte ;
• Soutien au peuple palestinien face aux crimes commis à Gaza ;
• Défense de la souveraineté des peuples et du droit international.

Face à l’impérialisme, l’unité est notre force.

Face à la normalisation, la mobilisation est une responsabilité historique.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
05 janvier 2026
atmf.org

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) a appris avec une profonde tristesse la disparition de Mohame...
02/01/2026

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) a appris avec une profonde tristesse la disparition de Mohamed Harbi.

Militant du mouvement national pour l’indépendance de l’Algérie, intellectuel engagé et infatigable défenseur des droits humains, Mohamed Harbi a consacré sa vie à la lutte contre le colonialisme, pour la justice, la liberté et l’émancipation des peuples. Son combat constant pour un Maghreb uni, démocratique et solidaire restera une référence majeure pour toutes celles et ceux qui œuvrent pour la dignité et l’égalité.

Par son courage intellectuel, son exigence morale et son engagement sans concession, Mohamed Harbi a marqué des générations de militantes et de militants. Sa pensée critique et son attachement indéfectible aux valeurs universelles continueront d’éclairer nos luttes présentes et futures.

En ces moments douloureux, l’ATMF adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses camarades et à l’ensemble de celles et ceux qui ont partagé son combat.
Que sa mémoire demeure vivante dans nos engagements.

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
02 janvier 2026
atmf.org

La date anniversaire du 1er janvier pour les vieux migrants comme date de référence : une porte ouverte sur l’oubli ou v...
01/01/2026

La date anniversaire du 1er janvier pour les vieux migrants comme date de référence : une porte ouverte sur l’oubli ou vers la reconnaissance ?

Depuis plusieurs décennies, en France, une pratique administrative s’est imposée pour certaines personnes immigrées âgées : celle de faire figurer le 1er janvier comme date de naissance dans les actes d’état civil ou les documents officiels. Cette date fictive, souvent attribuée faute de documents d’état civil existants ou reconnus à l’arrivée sur le territoire, est devenue une règle implicite. Mais cette règle, si elle peut faciliter certaines démarches administratives, porte en elle une profonde injustice symbolique et sociale.

Le 1er janvier n’est pas une date comme une autre : il est à la fois le premier jour de l’année civile et, pour des milliers de personnes, le substitut d’une date réelle de naissance. Cette pratique, loin d’être anodine, efface une part essentielle de l’identité des individus. Elle les prive d’une mémoire intime précieuse, transmise par les familles et les communautés, pour la remplacer par une date arbitraire qui n’appartient à personne.

Or, ces femmes et ces hommes ne sont pas de simples statistiques. Ils ont œuvré pour la construction et le développement de la France, contribuant au dynamisme économique, social et culturel du pays, parfois dans des conditions difficiles, souvent sans la reconnaissance due à leur travail. Ouvriers, paysans, agents de service, parents, citoyens engagés : ils ont participé à faire vivre notre société. Et pourtant, au moment même où l’on parle si volontiers de mémoire, d’héritage et de reconnaissance des parcours, une règle administrative continue d’assigner à certains d’entre eux une date sans histoire ni nom.

La question n’est pas seulement bureaucratique. Elle est profondément humaine et mémorielle. Les dates de naissance ne sont pas que des repères pour calculer l’âge : elles sont des points d’ancrage dans une histoire personnelle et collective. Les effacer, c’est participer à un appauvrissement de la mémoire des individus et des familles. C’est faire taire des récits de vie qui ont pourtant façonné la société française.

Un rapport parlementaire a déjà mis en lumière ces enjeux, en soulignant les conséquences de cette pratique sur la dignité des personnes concernées, sur leur reconnaissance et sur la façon dont notre pays se représente son histoire migratoire. Dans ce rapport, plusieurs recommandations ont été formulées : améliorer l’accès aux documents d’état civil authentiques, reconnaître les spécificités des parcours migratoires anciens, valoriser les contributions des immigrés dans les récits nationaux, et revoir les pratiques administratives qui réduisent des vies à une date artificielle.

Mais où en est-on réellement de la mise en œuvre de ces recommandations ? Trop souvent, les bonnes intentions restent lettre morte, noyées dans un flot de priorités politiques et administratives. Pourtant, refuser de revoir une règle qui nie une part d’identité, c’est renoncer à la promesse républicaine de dignité pour tous.

Reconnaître ces personnes, ce n’est pas seulement corriger une date dans un fichier : c’est affirmer que la France reconnaît pleinement leur existence, leur apport et leur humanité. C’est faire en sorte que leur mémoire reste vivante, non seulement dans les registres, mais dans les cœurs et dans l’imaginaire collectif.

Aujourd’hui, il est temps de poser cette question avec clarté : ces hommes et ces femmes n’ont-ils pas droit à la reconnaissance, au respect de leur mémoire, et à une place digne dans l’histoire de notre pays ? Si la réponse est oui — comme elle devrait l’être — alors il est urgent de faire évoluer les pratiques, de mettre en œuvre les recommandations existantes, et de permettre à chacun de porter une date qui raconte une vie, et non un oubli.

31.12.2025
ATMF.ORG

ATMF : Vœux année 2026Nous entrons en 2026 dans un monde ravagé par l’injustice, la violence d’État et l’hypocrisie des ...
31/12/2025

ATMF : Vœux année 2026

Nous entrons en 2026 dans un monde ravagé par l’injustice, la violence d’État et l’hypocrisie des puissants. Les inégalités explosent, pendant que le racisme, la xénophobie et l’islamophobie sont devenus des outils politiques assumés. Le néocolonialisme continue de broyer des peuples entiers, et le capitalisme, dans sa forme la plus brutale, détruit les droits sociaux, les libertés et la dignité humaine.

Nous refusons le silence et la neutralité face au génocide en cours à Gaza, face aux crimes quotidiens des colons et de l’armée israélienne en Cisjordanie, couverts par l’impunité internationale. Nous refusons de fermer les yeux sur la répression politique au Maroc, en Algérie et en Tunisie, où des femmes et des hommes croupissent en prison pour avoir osé penser, s’exprimer et lutter. Nous dénonçons la fascisation globale des sociétés, nourrie par des politiques sécuritaires, racistes et autoritaires.

En France, les politiques gouvernementales organisent la régression sociale, criminalisent les solidarités, désignent les immigré·es et les musulman·es comme boucs émissaires, et déroulent le tapis rouge à l’extrême droite. Ce n’est pas une dérive : c’est une trajectoire assumée du pouvoir.

Dans ce contexte, nos vœux ne sont ni consensuels ni décoratifs. Ils sont un acte politique. Nous faisons le choix de l’intensification des luttes, de la solidarité active entre les peuples, de la vigilance permanente et de la mobilisation collective. Faire front contre les crimes, les injustices, l’oppression et le racisme n’est pas une option : c’est une nécessité.

Rêver d’un monde meilleur ne suffit pas. Ce monde, il faut le construire, le conquérir, le défendre. L’égalité, la justice sociale, la liberté et la dignité ne seront jamais offertes : elles s’arrachent par l’organisation, la résistance et la lutte.

En 2026, l’ATMF restera une force de combat, une voix indocile et solidaire, aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent l’ordre injuste établi et qui luttent pour un avenir débarrassé du racisme, du colonialisme, de l’exploitation et de l’oppression.

Bonne année 2026 de résistance, de luttes et de solidarité.

31.12.2025
ATMF.ORG

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Paris
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