10/27/2025
Plus belles baies du monde: le comité de la Baie des Chaleurs veut élargir ses horizons
Le club Allaooleg de l’Association des plus belles baies du monde souhaite casser sa réputation de regroupement exclusivement restigouchois en tendant la main aux autres régions de la Baie des Chaleurs.
Acadie Nouvelle27 Oct 2025Jean-François Boisvert [email protected]
- Acadie Nouvelle: Jean-François Boisvert
Des délégués de 19 pays ont pris partle mois dernier au congrès mondial des Plus belles baies du monde.
Le club Allaooleg est à l’origine de la présence de la Baie des Chaleurs au sein de l’Association des plus belles baies du monde, il y a un peu plus de vingt ans.
Cette année marquait un tournant pour cette organisation locale alors qu’elle a accueilli, le mois dernier en compagnie de sa consoeur la Baie de Tadoussac, l’événement phare de l’association internationale, soit son congrès annuel. En tout, quelque 110 déléguées provenant de 34 baies et représentant 19 pays différents ont convergé vers les deux baies canadiennes afin de participer à ce congrès.
«Nous avions bien entendu certaines attentes vis-à-vis de l’événement et à mes yeux, elles furent toutes largement dépassées. Je crois qu’on a très bien réussi à vendre notre région», exprime le président actuel du club, Gaétan Pelletier, notant au passage que le prochain congrès mondial aura lieu au Sénégal.
C’est encore sous l’ivresse de ce succès que le club Allaooleg a convié la population, plus tôt cette semaine, à son assemblée générale annuelle.
Bien que le club soit majoritairement soutenu par des membres du Restigouche depuis les dernières années, cette réunion s’est déroulée à Nouvelle en Gaspésie. Un choix tout sauf anodin.
«Je souhaite vraiment voir plus de gens du Québec s’impliquer au sein du club, tout comme plus de gens des régions Chaleurs, Péninsule acadienne et aussi des Premières Nations. La Baie des Chaleurs va de Percé à Miscou, elle n’est pas uniquement dans le Restigouche. Tout le territoire devrait donc être représenté», exprime Pelletier, soulignant qu’historiquement, le club a été fondé par un membre de Carleton-sur-Mer en collaboration avec les Premières Nations de Gesgapegiag et Eel River Bar.
Ce dernier voudrait en effet avoir une plus grande diversité autour de la table.
«Avec les années, on semble être perçu davantage comme une association acadienne de la région de Charlo plutôt qu’une association régionale. On veut casser cette étiquette. Avec les outils technologiques d’aujourd’hui, c’est très facile d’avoir des membres aux quatre coins de la baie, beaucoup plus qu’il y a vingt ans», indique-t-il.
Maintenant que le congrès est chose du passé, celui-ci estime en effet que le défi pour l’organisation sera de bâtir sur ce récent succès afin de la consolider et en assurer la pérennité.
«On a concentré nos efforts au cours des derniers mois, des dernières années, sur le projet du congrès et maintenant que c’est chose du passé, on se doit de consacrer davantage de temps à se faire connaître ici. On vend l’image de la Baie des Chaleurs partout sur le globe, mais on ne l’a pas toujours bien fait sur notre propre territoire. Notre travail sera de s’assurer que toute cette grande région embarque dans le club, qu’elle croit en la pertinence du projet», dit-il.
Si ce point est l’un des principaux qui ressortent de la dernière assemblée générale annuelle du club, M. Pelletier soutient que le conseil d’administration s’attend à revoir l’ensemble de son plan stratégique. Il veut également mettre l’accent sur certains thèmes comme la culture, la jeunesse et l’environnement (conservation et biodiversité).
Sur ce dernier point, une résolution a d’ailleurs été adoptée, soit de demander à l’Association des plus belles baies du monde de contacter l’UNESCO afin qu’elle fasse pression sur le gouvernement du Canada pour qu’il déclenche une évaluation d’impact environnemental sur le projet d’exploitation de la pouzzolane (EcoRock Dalhousie) en développement à Baie-des-Hérons. Le club ne s’est toutefois pas compromis sur une position dans ce dossier. ■