22/05/2025
Ton confort est-il vraiment un hasard… ou le fruit d’un vaste travail ? 🤔
La réponse pourrait te surprendre... et ça ne te prendra que 2 minutes de lecture !
Dans un restaurant liégeois, un ancien banquier partage une vérité qui dérange avec ses anciens collègues. Ce qu’il révèle, calmement, pourrait bien changer votre regard sur ce qui rend la vie ici plus fluide, plus agréable.
Une histoire inspirée de faits réels, à découvrir, à méditer… et peut-être à partager.
📖 Le souper des “anciens”
À l’orée des Fagnes, dans un village de la province de Liège, Étienne Lambert, ex-directeur d’une grande banque belge, au costume toujours impeccablement repassé, a rangé ses cravates le jour même où il a touché sa première pension. Plutôt que de goûter aux caps plein sud et aux greens de golf, il a signé les statuts d’une toute petite ASBL.
Au début, l’association tenait ses réunions dans son salon : un bureau, une bouilloire récalcitrante, trois bénévoles et un ordinateur d’occasion. Vingt ans plus t**d, la même ASBL est devenue l’employeur pivot de la commune, engageant quelques 280 travailleurs sous contrat APE, Maribel, etc., et fédérant un maillage de services qu’Étienne appelle, avec le sérieux d’un banquier « l’infrastructure invisible du bien-être ».
Un soir de novembre, Étienne retrouve d’anciens collègues banquiers dans un restaurant chic de Liège. Autour des assiettes gastronomiques, les blagues vont bon train ; on compare rendements boursiers et nouveaux SUV hybrides. Puis, entre le dessert et le digestif, Michel, ex-directeur régional, se penche en avant : « Dis, Étienne… pourquoi t’être emmerdé à gérer une ASBL ? Des employés à recruter, des bénéficiaires toujours plus exigeants ! Franchement, à la retraite, j’aurais préféré siroter des spritz plutôt que courir derrière des subsides. »
Le brouhaha se fige. Étienne lève lentement les yeux, accroche le regard de chacun, et répond d’une voix douce mais implacable :
« Michel, si tu peux rouler dans ta berline et vivre dans ta belle maison, c’est aussi parce qu’autour de toi, des structures non marchandes assument l’intendance collective que le marché purement privé ne finance jamais. Laisse-moi dérouler le fil
• Tes jumeaux ont été accueillis à la crèche à un tarif dérisoire parce que c’est une ASBL, puis à l’école primaire où l’étude surveillée de 16h à 18h t’a permis de finir tes comités de crédit sans culpabilité.
• À l’université, tu as payé pour tes enfants un minerval plafonné plutôt qu’un chèque de 40 000 € comme outre-Atlantique et, plus près de chez nous, en France ; ils n’entameront pas leur vie active lestés d’une dette chronique.
• Quand ta mère a chuté, c’est une aide à domicile, une aide-ménagère titre-service et un réseau d’infirmiers qui ont pris le relais, afin que tu puisses maintenir ton plan vacances en Toscane.
• Le samedi, tes petits-enfants s’épanouissent aux Patros et aux Scouts, pendant que leurs parents font tourner l’économie ou rénovent leur maison grâce à des jeunes en alternance dans le bâtiment.
• Le soir, tu n’as pas à choisir entre un restaurant gastronomique et un spectacle au Forum : tu profites d’un bon repas suivi d’un concert en compagnie de ta femme. Quand l’Horeca prend soin de ton appétit, le secteur culturel, lui, nourrit ton esprit à un prix raisonnable.
• Si un jour la météo te cloue au lit à cause de tes rhumatismes, c’est une équipe d’ambulanciers bénévoles ou financés par APE qui t’emmènera aux urgences.
• Et si jamais tu avais perdu ton emploi, tu aurais bénéficié des conseillers en insertion ou d’une formation organisée par une ASBL pour t’aider à rebondir.
Bref, toutes ces “tracasseries” associatives dont tu te moques garantissent un niveau de vie qui irrigue autant les ménages modestes que les plus aisés. Mon ASBL n’est qu’un maillon, mais sans cette chaîne, ton confort dégringolerait comme le classement du Standard en fin de saison. »
Il s’arrête, boit une gorgée de vin, puis ajoute, un sourire en coin :
« J’ai troqué les dividendes sonnants et trébuchants pour un dividende social. Pour moi, les rendements ne s’affichent plus sur un relevé de portefeuille : ils se lisent sur les visages de celles et ceux qui, demain, permettront encore à tes petits-enfants de vivre dignement ici, plutôt que de s’exiler. Et ça, crois-moi, ça vaut bien quelques prises de têtes sur des cadastres et des pages entières de rapports financier pour justifier nos subventions. »
Le lendemain, Michel envoie à Étienne un message laconique : « On prend un café ? J’aimerais comprendre comment fonctionne le secteur associatif… ». Étienne sourit : la conversion, parfois, commence par une simple tasse fumante.
Ce récit n'est pas une fable imaginée par l’équipe de la CODEF. S’il est romancé, il s’inspire d’une histoire bien réelle : celle d’un banquier à la retraite, reconnaissant envers le secteur associatif qui avait tant contribué à son propre parcours et à celui de sa famille. En retour, il a choisi d’investir son énergie et ses compétences dans la création d’une ASBL qui, aujourd’hui, emploie des centaines de travailleurs et soutient la qualité de vie des habitants de sa commune. Cette association est membre de la CODEF, tout comme des centaines d’autres structures, grandes ou petites, engagées dans des domaines variés et de tous horizons politiques.
Ce court récit a été imaginé pour rappeler combien il est essentiel de reconnaître la valeur du secteur associatif, et d’envisager autrement ces nombreuses associations qui, souvent sans bruit, rythment votre quotidien ou celui de vos proches.
C’est dans l’engagement de milliers de travailleurs et de bénévoles que le secteur associatif puise sa force. Leur action quotidienne contribue à garantir l’égalité des chances pour tous, que ce soit en matière de santé, d’accueil de la petite enfance, de culture ou dans bien d’autres domaines.
Le message que nous souhaitons faire passer est le suivant : et si vous changiez de regard sur ces associations qui embellissent votre quotidien ?
Poussez leurs portes, allez à leur rencontre, et découvrez tout ce que des milliers de bénévoles et de professionnels accomplissent pour vous, chaque jour.
Le secteur associatif a plus que jamais besoin de soutien. Aidez-nous à faire entendre cette voix : partagez ce message autour de vous.